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SUMMARY:Désarmons l'industrie des pesticides !
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	strie-des-pesticides\n[https://lessoulevementsdelaterre.org/blog/appel-des
	armons-lindustrie-des-pesticides]\n\n\nUNE GRANDE MOBILISATION NATIONALE S
	TOP PESTICIDES AURA LIEU LE 3 OCTOBRE AUTOUR\nD'UN SITE MAJEUR DE PRODUCTI
	ON !\n\n\nPESTICIDES\, UN EFFONDREMENT SANITAIRE ET ENVIRONNEMENTAL\n\nQue
	l que soit notre rapport à la politique ou aux discours actuels sur\nl'éco
	logie\, une chose est certaine : personne ne veut voir ses enfants condamn
	és\npar des maladies précoces. Personne ne souhaite mourir avant même l'âg
	e de la\nretraite parce que des multinationales choisissent délibérément d
	e nous\nempoisonner.\n\nPourtant\, une épidémie de cancers frappe nos soci
	étés\, accompagnée d'une\nprogression des maladies auto-immunes et neurodé
	génératives\, ainsi que des\neffets néfastes sur le développement neuropsy
	chologique des enfants en bonne\npartie liées aux pesticides ou engrais de
	 synthèse\, comme l’illustre le scandale\nactuel autour du cadmium. Les po
	llutions chimiques et environnementales sont\nnombreuses et touchent l’air
	 que nous respirons\, les sols que nous cultivons.\nElles mettent en péril
	 nos points de captage d’eau potable. Aucun territoire\nn’est épargné : pl
	us de 70 % des sols en France sont contaminés par au moins un\npesticide. 
	Quant à l’état de la biodiversité\, les chiffres sont chaque année\nplus a
	larmants : les populations d’insectes ont chuté de 75 % en 30 ans et de 30
	\n% en ce qui concerne les populations d’oiseaux. L'agrochimie détruit le 
	vivant\ndepuis déjà trop longtemps et ce ravage est en passe de rendre le 
	monde\ninhabitable. Nous devons l'arrêter.\n\n\nL'AGRICULTURE\, ON VEUT EN
	 VIVRE\, PAS EN MOURIR\n\nEn France\, comme ailleurs\, les politiques libé
	rales et la concurrence mondiale\ntirent les prix vers le bas\, enfermant 
	ainsi les agriculteurs et agricultrices\ndans un système où l'usage des pe
	sticides est présenté comme inévitable.\n\nLes travailleurs et travailleus
	es agricoles en sont pourtant les premières\nvictimes. Les paysan·nes qui 
	déposent des dossiers auprès du Fonds\nd’Indemnisation des Victimes de Pes
	ticides (FIVP) ne cessent d’augmenter année\naprès année. Outre leurs corp
	s\, ce sont aussi ceux de leurs proches – famille\,\nvoisins – qui tombent
	 malades. Les études scientifiques se multiplient ces\nderniers mois. L'un
	e montre la surexposition aux pesticides des riverain·es de\nvignobles en 
	Gironde (1). Une autre comment le prosulfocarbe contamine et\nempoisonne p
	otagers et cultures bio jusqu'à leur déclassement.\n\nChaque année\, les v
	entes de pesticides augmentent - ainsi que la concentration\ndes firmes qu
	i les vendent. BASF\, Bayer-Monsanto\, Syngenta-ChemChina et Corteva\ncont
	rôlent aujourd'hui plus de 70% du marché mondial. Cet oligopole va de pair
	\navec celui des semences\, 60 % du marché entre les mêmes mains\, adossé 
	à la\nbrevetisation du vivant pour barrer la route aux semences paysannes 
	et aux\nalternatives. Jusqu'ici relativement épargnée grâce aux luttes pas
	sées\, l'Europe\npourrait bientôt voir ses champs envahis par les OGM\, vi
	a les Nouvelles\nTechniques Génomiques (NGT)\, intrinsèquement liées aux p
	esticides commercialisés\npar ces mêmes firmes.\n\nCes géants dirigent une
	 véritable fabrique du doute et font appel à des procédés\nfallacieux pour
	 continuer leurs activités funestes. Elles financent des études\nsoumises 
	à leurs intérêts\, s'achètent les services de "scientifiques" inféodés\,\n
	organisent le pantouflage entre leurs bureaux et ceux des pouvoirs publics
	 et\nmenacent de mort des lanceurs d’alerte. Sans vergogne\, elles mentent
	 à leurs\nsalarié·es et les abandonnent à leur sort quand ces dernier·ères
	 tombent malades\naprès des années de dur labeur au sein de cette industri
	e mortifère.\n\nLe modèle agro-chimique fait disparaître depuis des décenn
	ies les paysan·nes.\nAvec 10 000 fermes en moins en France chaque année\, 
	la production est de plus en\nplus concentrée entre les mains de la bourge
	oisie agricole et de grosses\nsociétés assises sur de vastes emprises fonc
	ières. La financiarisation de\nl'agriculture est en marche\, permise par d
	e l'argent public qui sert à la\ncapitalisation plutôt qu'à l'accompagneme
	nt des agriculteurs et agricultrices\nvers des pratiques verteuses. Pour l
	a première fois depuis 2000\, le nombre de\nconversions en agriculture bio
	logique est inférieur aux déconversions\,\naboutissant à un solde négatif 
	de 386 fermes\, soit environ 15 000 hectares. Nous\nsommes malades du sacr
	ifice paysan\, malades de la fuite en avant productiviste\nprovoquée par l
	e démantèlement de l'agriculture paysanne qui laisse nos\ncampagnes exsang
	ues et désertes.\n\n\nHALTE AU COLONIALISME CHIMIQUE !\n\nDepuis le territ
	oire français\, les principales firmes de l’agrochimie continuent\nimpuném
	ent de produire des substances interdites en Europe et de les exporter\nau
	x quatre coins du monde où elles provoquent des dégâts sanitaires et\nécol
	ogiques massifs. Ceux-ci s'accompagnent des ravages socio-économiques\npro
	voqués par les accords commerciaux\,comme celui du Mercosur\, aggravant la
	\ndiffusion mondiale des pesticides et dont les agriculteurs et agricultri
	ces sont\nla variable d’ajustement. Les effets de ce « colonialisme chimiq
	ue » s'observent\négalement dans les territoires ultramarins. Des années a
	près les combats pour\nleur interdiction\, le chlordécone dans les Antille
	s\, le paraquat en Guyane\, ou\nle malathion en Te Ao Maohi - Polynésie fr
	ançaise continuent à empoisonner les\ncorps et les sols\, sans réparation 
	des torts.\n\nDans divers pays des Suds\, les multinationales de l'agro-ch
	imie commettent des\nviolences physiques voire des assassinats pour impose
	r leurs pesticides face à\ncelles et ceux qui leur résistent.\n\n\n"NOURRI
	R LE MONDE" AVEC LES PESTICIDES\, UN CONTRE-SENS\n\nPourtant\, malgré l'ac
	caparement massif des terres dont elle détruit la fertilité\nà long terme\
	, magré ses propres prétentions\, l'agriculture industrielle ne\nnourrit p
	as le monde. Au contraire\, les agricultures vivrières et les\npossibilité
	s de souveraineté alimentaire qui leur sont liées disparaissent.\nSelon le
	 dernier bilan de l’ONU\, une personne sur dix souffre de la faim\, alors\
	nqu’un tiers de la production est gaspillée le long des chaînes logistique
	s.\nL'industrie agro-alimentaire de masse produit avant tout une ségrégati
	on\,\nlaissant en France 8 millions de précaires dépendant de l’aide alime
	ntaire et\nles classes populaires avec le pire de ce qui est produit sur l
	e marché\n\n.../...\n\n
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X-ALT-DESC;FMTTYPE=text/html:<p><a href="https://lessoulevementsdelaterre.o
	rg/blog/appel-desarmons-lindustrie-des-pesticides" target="_blank"><strong
	>https://lessoulevementsdelaterre.org/blog/appel-desarmons-lindustrie-des-
	pesticides</strong></a></p><h2>Une grande mobilisation nationale STOP PEST
	ICIDES aura lieu le 3 octobre autour d'un site majeur de production !</h2>
	<h3>Pesticides, un effondrement sanitaire et environnemental</h3><p>Quel q
	ue soit notre rapport à la politique ou aux discours actuels sur l'écologi
	e, une chose est certaine : personne ne veut voir ses enfants condamnés pa
	r des maladies précoces. Personne ne souhaite mourir avant même l'âge de l
	a retraite parce que des multinationales choisissent délibérément de nous 
	empoisonner.</p><p>Pourtant, une épidémie de cancers frappe nos sociétés, 
	accompagnée d'une progression des maladies auto-immunes et neurodégénérati
	ves, ainsi que des effets néfastes sur le développement neuropsychologique
	 des enfants en bonne partie liées aux pesticides ou engrais de synthèse, 
	comme l’illustre le scandale actuel autour du cadmium. Les pollutions chim
	iques et environnementales sont nombreuses et touchent l’air que nous resp
	irons, les sols que nous cultivons. Elles mettent en péril nos points de c
	aptage d’eau potable. Aucun territoire n’est épargné : plus de 70 % des so
	ls en France sont contaminés par au moins un pesticide. Quant à l’état de 
	la biodiversité, les chiffres sont chaque année plus alarmants : les popul
	ations d’insectes ont chuté de 75 % en 30 ans et de 30 % en ce qui concern
	e les populations d’oiseaux. L'agrochimie détruit le vivant depuis déjà tr
	op longtemps et ce ravage est en passe de rendre le monde inhabitable. Nou
	s devons l'arrêter.</p><h3>L'agriculture, on veut en vivre, pas en mourir<
	/h3><p>En France, comme ailleurs, les politiques libérales et la concurren
	ce mondiale tirent les prix vers le bas, enfermant ainsi les agriculteurs 
	et agricultrices dans un système où l'usage des pesticides est présenté co
	mme inévitable.</p><p>Les travailleurs et travailleuses agricoles en sont 
	pourtant les premières victimes. Les paysan·nes qui déposent des dossiers 
	auprès du Fonds d’Indemnisation des Victimes de Pesticides (FIVP) ne cesse
	nt d’augmenter année après année. Outre leurs corps, ce sont aussi ceux de
	 leurs proches – famille, voisins – qui tombent malades. Les études scient
	ifiques se multiplient ces derniers mois. L'une montre la surexposition au
	x pesticides des riverain·es de vignobles en Gironde (1). Une autre commen
	t le prosulfocarbe contamine et empoisonne potagers et cultures bio jusqu'
	à leur déclassement.</p><p>Chaque année, les ventes de pesticides augmente
	nt - ainsi que la concentration des firmes qui les vendent. BASF, Bayer-Mo
	nsanto, Syngenta-ChemChina et Corteva contrôlent aujourd'hui plus de 70% d
	u marché mondial. Cet oligopole va de pair avec celui des semences, 60 % d
	u marché entre les mêmes mains, adossé à la brevetisation du vivant pour b
	arrer la route aux semences paysannes et aux alternatives. Jusqu'ici relat
	ivement épargnée grâce aux luttes passées, l'Europe pourrait bientôt voir 
	ses champs envahis par les OGM, via les Nouvelles Techniques Génomiques (N
	GT), intrinsèquement liées aux pesticides commercialisés par ces mêmes fir
	mes.</p><p>Ces géants dirigent une véritable fabrique du doute et font app
	el à des procédés fallacieux pour continuer leurs activités funestes. Elle
	s financent des études soumises à leurs intérêts, s'achètent les services 
	de "scientifiques" inféodés, organisent le pantouflage entre leurs bureaux
	 et ceux des pouvoirs publics et menacent de mort des lanceurs d’alerte. S
	ans vergogne, elles mentent à leurs salarié·es et les abandonnent à leur s
	ort quand ces dernier·ères tombent malades après des années de dur labeur 
	au sein de cette industrie mortifère.</p><p>Le modèle agro-chimique fait d
	isparaître depuis des décennies les paysan·nes. Avec 10 000 fermes en moin
	s en France chaque année, la production est de plus en plus concentrée ent
	re les mains de la bourgeoisie agricole et de grosses sociétés assises sur
	 de vastes emprises foncières. La financiarisation de l'agriculture est en
	 marche, permise par de l'argent public qui sert à la capitalisation plutô
	t qu'à l'accompagnement des agriculteurs et agricultrices vers des pratiqu
	es verteuses. Pour la première fois depuis 2000, le nombre de conversions 
	en agriculture biologique est inférieur aux déconversions, aboutissant à u
	n solde négatif de 386 fermes, soit environ 15 000 hectares. Nous sommes m
	alades du sacrifice paysan, malades de la fuite en avant productiviste pro
	voquée par le démantèlement de l'agriculture paysanne qui laisse nos campa
	gnes exsangues et désertes.</p><h3>Halte au colonialisme chimique !</h3><p
	>Depuis le territoire français, les principales firmes de l’agrochimie con
	tinuent impunément de produire des substances interdites en Europe et de l
	es exporter aux quatre coins du monde où elles provoquent des dégâts sanit
	aires et écologiques massifs. Ceux-ci s'accompagnent des ravages socio-éco
	nomiques provoqués par les accords commerciaux,comme celui du Mercosur, ag
	gravant la diffusion mondiale des pesticides et dont les agriculteurs et a
	gricultrices sont la variable d’ajustement. Les effets de ce « colonialism
	e chimique » s'observent également dans les territoires ultramarins. Des a
	nnées après les combats pour leur interdiction, le chlordécone dans les An
	tilles, le paraquat en Guyane, ou le malathion en Te Ao Maohi - Polynésie 
	française continuent à empoisonner les corps et les sols, sans réparation 
	des torts.</p><p>Dans divers pays des Suds, les multinationales de l'agro-
	chimie commettent des violences physiques voire des assassinats pour impos
	er leurs pesticides face à celles et ceux qui leur résistent.</p><h3>"Nour
	rir le monde" avec les pesticides, un contre-sens</h3><p>Pourtant, malgré 
	l'accaparement massif des terres dont elle détruit la fertilité à long ter
	me, magré ses propres prétentions, l'agriculture industrielle ne nourrit p
	as le monde. Au contraire, les agricultures vivrières et les possibilités 
	de souveraineté alimentaire qui leur sont liées disparaissent. Selon le de
	rnier bilan de l’ONU, une personne sur dix souffre de la faim, alors qu’un
	 tiers de la production est gaspillée le long des chaînes logistiques. L'i
	ndustrie agro-alimentaire de masse produit avant tout une ségrégation, lai
	ssant en France 8 millions de précaires dépendant de l’aide alimentaire et
	 les classes populaires avec le pire de ce qui est produit sur le marché</
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